Bahiana, une jeune Argentine, livre ses impressions sur sa vie à Granville.
Comment et pourquoi es-tu arrivée à Granville ?
Nous sommes arrivés, moi et mon compagnon José, en avion. Après nous avons voyagé en train jusqu’à Granville. Nous sommes ici parce que la situation en Espagne est très compliquée. Les conditions de travail sont pires qu’en France. Ici il y a plus d’entreprises et le travail dans la restauration est moins dur. En Espagne il y a beaucoup d’exploitation des travailleurs et l’horaire hebdomadaire est de 40 heures.
Que penses-tu de Granville et des Granvillais ?
Mon souhait, ici, est de travailler et avoir mon indépendance économique et personnelle. Je voudrais rester ici, si c’est possible. Je dois étudier la langue ou une autre spécialisation, mais en priorité, je dois avoir un peu de solvabilité.*
*Depuis la rédaction de cet article, Bahiana et José ont trouvé un petit boulot.
Les gens d’ici semblent plutôt gentils mais un peu sérieux. Je pense que c’est une protection contre les personnes avec des mauvaises intentions. J’ai à dire que les travailleurs sociaux avec qui je parle, sont d’excellentes personnes. Ils m’ont bien assisté et en plus, ce sont des personnes très ouvertes d’esprit.
Granville est une petite ville très tranquille, mais la mobilité est très difficile, sans voiture. Les paysages ici sont magnifiques.
Qu’est-ce qui te manque de ton pays ?
Ce sont mes chats qui me manquent le plus (Vajin, Katu et Wilson). Ce sont trois âmes pures qui ne méritent pas le changement radical qu’ils ont subi. En outre, il me manque la nourriture et les produits espagnols.
Enfin, en Espagne, nous avions notre propre maison, mais pas ici. Il n’y a pas de vie privée, pas de tranquillité. Mais c’est le prix à payer et soyons positifs sur cette situation. Des temps meilleurs viendront.
Bahiana et José sont arrivés à Granville il y a 3 mois. Ils sont très assidus aux cours de Français aux Mots Bleus et y ajoutent un travail personnel.