Paroles de bénévole, Philippe

«Je suis très sensible à cette idée de rencontre entre deux personnes dont les parcours les ont conduites sur ce lieu de partage que sont les Mots Bleus.

Que l’on soit bénéficiaire ou bénévole, on n’y vient pas par hasard. L’apprentissage du français n’est pas le seul élément de convergence. Si on ne parle que d’accompagnement ou d’apprentissage, on évoque une relation asymétrique entre un sachant et un apprenant et on laisse de côté ce que l’on peut s’apporter mutuellement. De ce que j’entends depuis que je suis parmi vous, la richesse de la relation nous fait grandir ensemble. Il y a des sourires, des regards qui parlent tout autant que des mots. La connaissance de notre langue, qui est bien sûr une priorité pour les bénéficiaires, vient affiner au fil des échanges les moyens pour ceux-ci d’accéder à une autonomie et à la meilleure intégration possible dans la société.

Je ne sais pas si c’est juste de penser qu’il faut un équilibre entre ce que nous sommes et ce que nous faisons. Ce que nous faisons est bien sûr guidé par ce que nous sommes.»

Philippe